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| Le Karaté
| PRÉPARATION PHYSIQUE AU KARATÉ (posté le 28/09/2011 à 23:54) |
Les activités sportives sont généralement classées en deux groupes de dépense énergétique: les sports d’endurance ou de longue durée qui sont appelés aérobies, et les sports de courte durée et intenses, ou de puissance, appelés sports anaérobies.
Trois systèmes énergétiques permettent de fournir l’énergie nécessaire pour l'accomplissement d’un effort physique :
Le système anaérobie alactique est sollicité pour les efforts inférieurs à 20 secondes :C’est la première source d’énergie sollicitée lors de la réalisation d’un effort. Elle est principalement utilisée dans les sports dits explosifs (haltérophilie, saut en hauteur, lancer du poids, sprint 100 m). L’effort maximal ne peut en général être maintenu plus de 8 secondes. Ce système utilise de la créatine-phosphate qui est transformée en énergie.
Le système anaérobie lactique est sollicité pour les efforts intenses de moins de 3 minutes :Dès que l’effort dure plus de 20 secondes, cette source est mise en œuvre. Principalement utilisée dans les sports dits intermédiaires (hockey sur glace, 400 à 1000 m course, natation 100 et 220 mètres) elle utilise du glycogène, la réserve de glucides, qui est transformé en énergie. La réaction de transformation produit de l’acide lactique qui en s’accumulant dans le muscle se manifeste par une fatigue et des crampes empêchant la poursuite normale de l’activité.
Le système aérobie s'active environ 2 minutes après le début de l’effort et son intervention augmente avec la durée de l’exercice. Elle concerne tous les sports de moyenne et longue durée(cyclisme sur route,athlétisme 1500 m à marathon). Les substances énergétiques utilisées sont les glucides et les lipides.
Au cours d’un round de 3 minutes de combat de karaté, les compétiteurs se trouvent en général dans 3 situations:
- La situation d’attente ou d’observation qui peut être comparée à du jogging et peut être qualifiée comme étant lactique en début et aérobie en fin de round,
- La situation d'esquive ou de poursuite qui peut être reconnue comme une accélération au cours du jogging,
- La situation d’attaque ou d’assaut au cours de laquelle le combattant essaie de porter réellement un ou plusieurs coups de pieds ou de poings à son adversaire pour marquer des points. Cette phase peut être assimilée à un départ de 100 m course et considérée comme étant anaérobie alactique.
La capacité aérobie. L' endurance organique, capacité aérobie, Vo 2max est cette qualité qui permet de poursuivre le plus longtemps possible un effort musculaire généralisé, dans des conditions aérobies. La consommation maximale d'oxygène, ou Vo2max, représente la quantité maximale d'oxygène que notre organisme est capable de prendre dans l'atmosphère, de la diffuser de plus en plus rapidement au niveau des poumons, et d'effectuer le transport de la plus grande quantité d'oxygène possible, par unité de temps, jusqu'aux groupes musculaires appropriés.
Pour comparer, sachez que la population à une Vo2max d'environ 40ml/min/kg ; celle d'un sportif entraîné (moins de 3h au marathon) est proche de 65ml/min/kg. Enfin celle des meilleurs athlètes oscille entre 80 et 90ml/min/kg chez les hommes et 70-80 chez les femmes.
Comment développer la capacité aérobie. L'entraînement par intervalles courts serait le stimulus le plus puissant pour assurer le développement du volume du coeur et de sa capacité fonctionnelle. Il consiste à alterner période d'effort et période de récupération. Il permet d'atteindre des valeurs proches de la fréquence cardiaque maximale. Il convient de choisir des activités mobilisant de grandes masses musculaires comme la course à pied. Après un jogging d'une dizaine de minutes, il faut travailler pour commencer sur des durées d'effort courtes. Par exemple, réaliser 15 secondes d'effort, suivies de 45 secondes de récupération. Ceci 5 à 30 fois. La récupération doit être active, c'est à dire qu'il faut ralentir si l'on pratique la course à pied. Il ne faut surtout pas s'arrêter tout de suite après un effort brusque. Au fur et à mesure des séances, on augmente la durée de l'effort, le nombre de séries et de répétitions.
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Travail par intervalles courts
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| Durée de l'effort: environ 20 à 30 secondes |
| Intensité de l'effort: fréquence cardiaque environ 170/minute |
| Durée de la récupération active: environ 60 à 90 secondes avec retour de la f.c. à 120/minute |
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Fréquence: 2 à 4 fois par semaine
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Durée de l'effort
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Répétitions
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Ratio effort/ récupération
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15
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5-30
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1/2
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20
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5-30
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1/2
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25
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4-20
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1/2
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30
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3-15
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1/2
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Le travail continu s'avère le type d'entraînement le plus susceptible d'améliorer les échanges gazeux. Il est par définition un entraînement sous-maximal. La course à pied est suggérée.
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Travail continu
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| Durée de l'effort: minimum de 15 minutes |
| Intensité de l'effort: fréquence cardiaque environ 130/minute et plus |
| Fréquence: 3 à 7 fois par semaine |
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La capacité anaérobie. La résistance organique ou capacité anaérobie est cette qualité qui permet de poursuivre le plus longtemps un effort musculaire relativement généralisé de grande intensité, dans des conditions anaérobies; en dette d'oxygène. Le travail anaérobie se fait dans des conditions telles que la demande en oxygène de la part de l'organisme dépasse sa capacité maximale de consommation. Lorsque l'effort est trop grand par rapport à notre capacité, l'oxygène ne parvient qu'en petite quantité aux muscles. Il y a alors formation d'acide lactique qui empêche de continuer le travail effectué.
Lors d'un combat, on travaille à la limite du seuil aérobie et les accélérations nous font tomber dans le processus anaérobie avec une grosse production de déchets sous forme d'acide lactique. en conséquence , une personne ayant une plus grande capacité aérobie peut exécuter un travail dans des conditions moins anaérobies et le poursuivre, durant une plus longue période de temps. Il faut donc améliorer notre endurance organique, mais aussi notre résistance organique.
De plus , le concept de résistance organique étant lié à celui de la dette d'oxygène, l'individu capable de supporter plus longtemps les malaises causés par l'accumulation des métabolites se voit doté d'une plus grande résistance organique. En conséquence ,deux facteurs se combinent pour déterminer le niveau de capacité anaérobie; la capacité aérobie de l'organisme, et la capacité physiologique et psychologique de résister à la détresse physiologique du travail anaérobie.
L'usage du travail par intervalles longs est indiqué pour le développement de la capacité anaérobique.
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Travail par intervalles longs
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| Durée de l'effort: environ 1 à 4 minutes |
| Intensité de l'effort: fréquence cardiaque au delà de 180/minute et tend vers sa limite supérieure |
| Durée de la récupération active: retour de la fréquence cardiaque à 100/minute |
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Fréquence: 1 à 3 fois par semaine
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Durée de l'effort
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Répétitions
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Ratio effort/ récupération
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60
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5-10
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1/3
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90
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4-8
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1/2
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120
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6
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1/2
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180
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4
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1/1
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En résumé
Étape 1: Vous devez d'abord vous faire une base d'endurance organique en courant au moins 3 fois 30 minutes par semaine. Si vous pouvez faire des entraînements de karaté avec au moins 30 minutes de cardio sans trop d'arrêt, c'est encore mieux!
Étape 2: Remplacez 1 à 2 entraînements de course continue par du travail par intervalles courts. Par exemple, vous joggez 5 minutes, vous faites 8 intervalles de 30 secondes avec 60 secondes de pause en joggant, retour au calme en joggant 5 minutes.
Étape 3: 4 à 8 semaines avant les premiers combats, faites 1 entraînement par intervalles longs par semaine.
Après une journée de compétition, ou un passage de grade, il est important de s'accorder quelques jours de repos total.
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| DOJO KUN (posté le 28/09/2011 à 23:53) |
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Dōjō
La salle d'entraînement appelée dojo, se décompose en deux idéogrammes Dō et Jō, le premier signifiant la voie, et le second représente l'endroit. Le dojo est donc le lieu où l'on recherche la voie. Il est associé à un code d'éthique appelé le Dojo kun qui définit les valeurs nécessaires pour l'entraînement physique et philosophique au karaté. Il se définit comme étant l'énumération des règles (Kaisetsu) en usage dans un Dojo de karaté pour une attitude (Shisei) juste, tout au long de la progression. La conduite des pratiquants de karaté Shotokan, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur du dojo, est géré par ces règles, et aussi par 20 préceptes du karaté, le Niju Kun, écrit par le Maître Fondateur Gichin Funakoshi.
Le dojo, c'est l'endroit où l'enseignant partage sa passion et ses connaissances avec ses élèves. De nos jours, la dimension sportive du karaté est parfois privilégiée; il faut marquer des points, gagner des championnats, et l'idée de dépassement de l'individu à tendance à être le plus souvent remplacée par le besoin de dominer les autres au lieu d'essayer de se développer intérieurement. Au dojo, il faut laisser son "Moi" à la porte.
Funakoshi et le Dojo kun
Si vous faites une recherche avec Google sur le Dojo kun, vous obtiendrez environ 206,000 résultats. Plusieurs sites écrivent que Funakoshi est l'auteur de ces règles. L'histoire du Dojo Kun est cependant en grande partie inconnue. Funakoshi pratiquait la calligraphie comme loisir, mais personne n'a retrouvé de travail calligraphique existant d'un Dojo kun créé par Funakoshi. En outre, il n'y a aucun référence, livre ou texte du Dojo kun existant avant la deuxième guerre mondiale. Les livres écrit par Funakoshi ne contiennent absolument aucune mention d'un Dojo kun. Même son autobiographie, Karate- Dō, ma voie, ma vie, ne la mentionne pas.
Sakugawa "Shungo" Kanga (1733-1815), de son vrai nom Teruya Kanga, originaire de Akato Cho (ville de Shuri, Okinawa),est crédité comme étant le premier ayant créé un ensemble de principes qu'on doit suivre tout en étudiant le karaté, et fut repris par la suite dans tous les styles. Il est généralement considéré comme étant le premier maître "officiel" du Karate, ayant sorti l'enseignement du Karate du secret en ouvrant une école. Il est à l'origine du style Shuri-Te. Matsumura Sokon fut un de ses élèves les plus connus
Le texte des cinq préceptes que nous avons aujourd'hui est probablement une composition de la JKA à l'époque de Nakayama et Okazaki. Le Dojo kun a vraisemblablement été rédigé afin de convaincre le Général Mac Arthur et les autorités alliées, de permettre au Japonais de continuer la pratique du karaté en dépit de l'interdiction de pratique des arts martiaux au Japon. Le site actuel de la JKA mentionne maintenant que le Dojo kun a été composé par les seniors de la JKA. Ce qui est certain cependant, c'est que Funakoshi a écrit dans son autobiographie Karate-dō Ichiro, les cinq règles ainsi que le Niju kun
La forme du Dojo Kun peut varier d'un style à un autre style, d'un dojo à un autre, mais en général les valeurs et les principes de base concordent dans le plus grand respect. Sensei Higaonna (Goju Ryu) et Sensei Kanazawa (Shotokan ) à Tokyo,utilisent le même Dojo Kun où les cinq préceptes sont identiques mais non présentés dans le même ordre; c'est aussi le Dojo Kun utilisé par la Japan Karate Association.
Une caractéristique de l'entraînement dans un dojo de karaté au Japon, qui n'est pas souvent rencontré en Occident, est la récitation du Dojo Kun à la fin de l'entraînement. C'est un ensemble de règles enseignés aux enfants et aux débutants. Il n'est pas toujours récité à chaque pratique de karaté, et quand il y a un cours d'adulte, il n'est pas lu à haute voix.
Normalement, le Dojo Kun est récité après une courte période de méditation (mokuso) à la fin du cours. Les étudiants sont alignés par ordre de grade avec le professeur faisant face à l'avant ( Kamiza) où le Dojo Kun est parfois accroché. Le plus haut gradé dit seiza; les élèves s'assoient sur les genoux avec leurs pieds sous leur derrière avec un gros orteil sous l'autre gros orteil. Les genoux devraient être placés de sorte que deux poings côte à côte puissent s'y insérer. La procédure normale est que l'élève le plus gradé récite une ligne et que le reste de la classe la répète jusqu'à la fin de la séquence. Après le cinquième précepte, le senior dit "mokuso" et tous ferment leurs yeux pour méditer. Après ces efforts donnés à l'entraînement, la méditation sert de transition pour nous ramener aux réalités de la vie quotidienne . Réciter le Dojo Kun en choeur au dojo a plusieurs objectifs; il aide chaque personne à intégrer les idées et les concepts du karaté, il peut également aider à développer le sentiment d'appartenance à un groupe qui a des objectifs communs. C'est un retour au calme après une séance d'entraînement. Il apaise et calme l'esprit et peut aider l'individu à réfléchir pourquoi il vient s' entrainer plusieurs fois par semaine.
Quand le moment de méditation est fini le senior dit mokuso yame. Les étudiants et les professeurs sont en position seiza vers l'avant.Shomen ni rei, on salue le fondateur,le professeur se tourne pour faire face aux étudiants, le senior dit alors Sensei ni rei,les élèves et le professeur se saluent. Ensuite, le pratiquants se lèvent par ordre de grade en commençant par les plus hauts gradés..
Ces cinq préceptes, permettent au karaté d'être perçu comme quelque chose de plus qu'une méthode de combat ou un sport de compétition moderne. Ignorer les concepts présents dans le Dojo kun aura à la longue un effet négatif, à la fois sur le pratiquant et sur l'évolution du karaté en général.
De nombreux sports de combat se veulent efficaces, et le sont certainement en situations réelles ; elles en font même parfois leur marque de commerce, la réputation de leur école. La finalité du Shōtōkan est le développement de l'individu. Si une victoire en compétition ou l'efficacité en auto défense font la fierté d'un pratiquant, ce n'est pas uniquement dans ce domaine là qu'il sera jugé dans un club de karaté qui respecte ces cinq préceptes.
On y trouve cinq directives de base que l'on peur résumer ainsi; avoir un comportement juste avec soi-même en développant la maîtrise de son caractère, vivre en harmonie avec les autres, avoir des aspirations positives mais non incontrôlées et superflues, respecter l'étiquette, agir sans violence inutile en privilégiant d'autres sorties de situations conflictuelles.
Le terme Hitotsu, au début de chaque phrase, n'a pas une traduction directe et concise en français, et signifie « le plus important », « la chose fondamentale ».
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Photo du Dojo Kun au JKA Honbu Dojo à Tokyo
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Hitotsu! - Jinkaku kansei ni tsutomuru koto
Recherche la perfection du caractère
Le but ultime du karaté do. Le premier précepte ne donne pas la priorité à la force, la vitesse, le niveau technique ou l'aptitude au combat, mais au perfectionnement du caractère de l'élève. C'est ce sur quoi insistait Maître Funakoshi Gichin dans ses écrits; il raconte une histoire dans laquelle il avait agit en tant que médiateur entre deux villages opposés. En demeurant calme et en agissant de manière contrôlée et rationnelle, Funakoshi proposa un compromis acceptable par les deux parties et la violence avait ainsi pu être évitée. Il considéra ceci comme une preuve que l'entraînement de karaté avait amélioré son caractère et l'avait rendu capable de trouver une solution pacifique. L'enseignement du karaté traditionnel vise à former le caractère de l'athlète et le respect de l'adversaire. Détermination, sincérité, effort, éthique sportive et contrôle de soi sont des valeurs importantes au dojo. Bref, un karatéka doit s'efforcer de rechercher le développement autant sur le plan philosophique que celui de la performance.Pour Funakoshi, au-delà d'un simple exercice combinant le physique et le mental, le Karate Dō est un mode de vie qui forge un tempérament capable de faire face à n'importe laquelle adversité de la vie courante. Les quatre règles suivantes sont nécessaires pour l'accomplissement de ce premier précepte.
Hitotsu! - Makoto no michi o mamoru koto
Soit sincère
La Voie doit être vraie, honnête, c'est à dire ne pas être une méthode de complaisance. Il y a de nombreux enseignants qui réclament de hauts grades, niveaux ... ceci sans aucune justification, pour des raisons commerciales ou pour flatter leur ego. Ceux qui ne démontrent pas de loyauté dans la recherche de la voire du karaté deviennent les victimes de leurs illusions. Soyez humble et fidèle à votre art martial, votre instructeur, vos seniors, vos partenaires d'entraînement, et tout ceux qui sont venus avant vous. Mais il est également nécessaire d'être fidèle à soi-même, sa famille, sa communauté, sa foi, son pays, et la planète. En étant honnête avec soi-même et les autres, vous agirez toujours avec la réponse appropriée à toute situation donnée.
Hitotsu! - Doryoku no seishin
Fait des efforts dans tout ce que tu entreprends
Traditionnellement, les arts martiaux n'ont jamais été enseigné ou pratiqué simplement comme divertissement, ainsi la patience est nécessaire si l'étudiant veut éventuellement apprendre tous les aspects du karaté. Exécuter les mouvements ne suffira pas, vous devez avoir une compréhension de ce que vous pratiquez quand vous le pratiquez. Ceci exige une attention focalisée et l' engagement complet dans l'effort. La répétition des techniques de base, n'est pas un blocage à l'apprentissage, comme certains semblent le croire, mais il est aussi vrai qu'un tel entraînement n'est pas toujours très amusant. Ceci demande un effort soutenu et s'avère très difficile si vous désirez atteindre ce que vous croyez être vos limites. Pour y arriver, vous devrez persévérer et apprendre à développer votre patience. Un effort continu est la solution. Soyez patient; vous ne pouvez pas tout avoir tout de suite. En intelligence émotionnelle, on appelle ça retarder la satisfaction... Il s'agit donc d'apprendre à bien se connaître et chercher à devenir un meilleur individu; savoir faire et savoir être dans toutes les situations de la vie . Ce type d'engagement total devrait également être appliqué lorsque vous vous occupez de votre famille. ainsi que dans votre travail.
Hitotsu! - Reigi o omonzuru koto
Respecte les autres
Respecter les autres devrait être évident en soi. Il signifie simplement de pratiquer la courtoisie et de respecter l'étiquette appropriée. Agit envers ton prochain comme tu aimerais qu'on agisse envers toi. Vivez ensemble, améliorez vous ensemble. Nous bénéficions tous de la coopération. Respectez les autres dojos et les autres styles, un respect mutuel et une coopération est avantageux pour tous.
Hitotsu! - Kekki no yuu o imashimuru koto
Développe le contrôle de soi
S'abstenir de tout comportement violent, contrôler ses émotions est extrêmement important. Le meilleur combat sera toujours celui que l'on fuit; il est préférable d'éviter une confrontation que risquer de blesser gravement un autre être humain. Une action de légitime défense devrait seulement être prise quand aucun autre recours n'est possible, quand il n'y a aucune alternative. Ceci semble être une contradiction du karaté pour les profanes, mais ici nous avons l'essence de la moralité des arts martiaux. La force doit être employé à des fin moralement correctes, comme l' auto défense ou la protection d'un innocent. Dans ce sens, les actions des moines de Shaolin en développant des méthodes de combat pour protéger leur temple ou lutter contre les bandits étaient moralement acceptables à cette époque.
Le Dojo Kun montre le chemin vers les buts ultime de l'entrainement; le perfectionnement du caractère, la sincérité, l'effort constant. le respect des autres et la maîtrise de soi. Finalement, la technique est secondaire, c'est l'esprit individuel qui doit être éduqué et discipliné. En suivant sérieusement les techniques inhérentes à ces principes simples en apparence, l'étudiant peut commencer à faire des progrès dans la Voie du Karaté.
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| KUMITE: LE COMBAT (posté le 28/09/2011 à 23:53) |
Le combat est le test de vérité du karaté. Il en est la manifestation la plus évidente. C'est le moment où deux désirs de vaincre, deux esprits et deux corps s'affrontent dans un challenge où rien n'est fixé d'avance. Tout est permis en combat libre ; les techniques de karaté, bien entendu, mais aussi les feintes, les ruses, le kiaï. C'est le test ultime de l'esprit alerte qui doit rester à la fois calme comme l'eau de la surface d'un étang, mais prête à s'infiltrer dans la moindre ouverture. C'est un des buts philosophiques de cet art martial que de parvenir à maîtriser son esprit dans cet élément. L'esprit doit demeurer concentré, prêt à saisir toute occasion, la fraction de seconde de déconcentration dans le regard de l'adversaire, le changement de distance, et l'erreur de timing. Le combat est l'aboutissement de tous les efforts investis dans la technique au Dojo, et le test de l'efficacité réelle du karaté. Évidemment, avec la WKF, tous les coups sont contrôlés et réglementés afin de ne pas blesser l'adversaire.
Bien sûr, nous ne sommes pas tous destinés à devenir champions de compétition, mais le kumite doit être pratiqué par tous les karatékas, sinon le karaté se réduit à un exercice vide de sens. Pour accéder au grade de ceinture noire, il faut avoir essayé au moins une fois un affrontement arbitré sur le tatamis, et constater que même si on maîtrise bien toutes les techniques, le combat c'est autre chose... Il est évident qu'on ne s'improvise pas compétiteur du jour au lendemain. Cela demande une progression bien établie. C'est le rôle des combats conventionnels : ils forment les réflexes du pratiquant, bâtissent son sens de la distance, lui enseignent le timing, le sens du moment où tout doit se jouer. Les combats aiguisent les réflexes de défenses et de contre-attaque. Ils construisent, peu à peu, l'esprit calme mais alerte qui caractérise un bon karatéka.
Les assauts conventionnels, Kihon Kumite, se pratiquaient déjà à l'époque du To De d'Okinawa, et se pratiquent toujours aujourd'hui. Au début du Shiai, deux pratiquants se faisaient face. Tori attaquait avec toute sa puissance, Ukete bloquait de la même manière, le vainqueur était celui qui restait "intact". Il n'y avait pas de règles mais l'affrontement se faisait en respectant des coutumes. Puis dans les années 50, les écoles universitaires Japonaises de karaté créèrent les premières règles de compétition, le système précédent se terminant trop souvent par des blessures. Par la suite avec la Nihon Kohai Karate (JKA), les combattants ne s'affrontaient qu'après avoir démontré un bon style et une bonne connaissance des katas. Dès lors, on assistait à des combats d'un haut niveau technique, sans protection et avec un contrôle absolu au niveau du visage.
Sanbon kumite, l'attaque sur trois pas. Sanbon kumite est généralement la première introduction au combat, elle permet à la ceinture blanche ou jaune d'apprivoiser le contrôle, la notion de distance, la synchronisation, le centre d'équilibre, la respiration. Il oppose deux partenaires, l'un attaquant et l'autre défendant puis contre-attaquant après la troisième attaque. Elles se pratiquent toutes en zenkutsu dachi. Trois attaques à trois niveaux sur trois pas, annoncées. Les trois attaques sont oi zuki jodan, oi zuki chudan, puis un mae geri chudan. Le défendant contre-attaque au dernier mouvement. Les trois attaques se font en avançant, il s'agit de la même attaque au niveau qui a été défini par l'instructeur au préalable ;soit niveau chudan c'est à dire au dessus de l'estomac, soit niveau jodan, c'est à dire au visage. Pour les débutants, les trois attaques / blocages sont réalisées suite au compte du professeur. Par la suite les trois attaques se font sans compte tout en respectant l'attaque et le niveau indiqués par le professeur, il n'y pas d'autres indications que "hajime" pour débuter et "yame" pour finir.
Ippon kumite, l'attaque sur un pas. Ippon kumite est également une forme de base pour les combats. Ippon kumite est sensiblement identique au Sanbon kumite, sauf que l'attaquant effectue une seule technique en avançant sur un pas, et la contre-attaque sont réalisées par le défenseur après l'esquive et le le blocage. L'attaque est faite en partant de la position en zenkutsu dachi tandis que le défenseur reste en position "yoï" (attente). Une seule attaque, annoncée. Le défendant bloque, puis contre-attaque. Il en existe plusieurs formes, nous pratiquons surtout oi-zuki judan et chudan, ainsi que mae-geri chudan.
Jiyu ippon kumite, le combat semi-libre. Jiyu-ippon kumite peut être considéré comme une introduction au combat libre, mais il s'agit surtout d'un affrontement où l'attaquant n'a qu'une seule chance d'atteindre son adversaire avec l'attaque annoncée; l'attaquant nomme la technique et le niveau jodan ou chudan. Le défenseur doit bloquer en esquivant l'attaque puis contre-attaquer avant la fin du mouvement.
Combat sur une seule attaque annoncée. Ici, la position est plus naturelle; on attend et donne l'attaque en fudo dachi, on ne parle plus de position yoi et zenkutsu dachi comme lors du ippon kumite. L'attaque est connue du défendant, mais l'attaquant commence à distraire ukete par des changements de timing, des feintes légères afin de rendre sa lancée aussi imprévisible que possible. Ukete doit demeurer calme et ne réagir qu'à la véritable attaque. Ce genre de combat développe les réflexes, le sens de l'opportunité, de la distance, du timing, le zanchin et le contrôle.
Jiyu kumite. Le combat libre (jiyu-kumite) et la compétition (shiai), par contre, sont des inventions beaucoup plus récentes : ils ne sont apparus qu'aux environs de la Seconde Guerre mondiale. Ils furent d'ailleurs à l'origine de plusieurs scissions entre les écoles de karaté, et le sont encore, aujourd'hui. Gichin Funakoshi n'était pas en accord avec cette forme de pratique. Le jiyu kumite peut être considéré comme le jeu du chat et de la souris où deux adversaires s'affrontent. Dans ce cas, chaque partenaire attaque quand et comme il le souhaite ;une seule attaque, un enchaînement.
Shiai. Le shiai ou combat en assauts libres. C'est à cette occasion que l'on essaie de placer les techniques apprises et préparées plus tôt. On essaie d'élaborer une tactique d'attaque et de défense que l'on perfectionne à cette occasion. Les coups sont appuyés, mais non portés de toutes nos forces. Le but est de travailler la précision et l'efficacité, et non la force brute. Dans un aire de compétition de karaté, les coups sont réglementés. Un arbitre et trois juges évaluent les techniques des compétiteurs. La volonté de remporter la victoire et de tester ses habiletés remplacent la notion de frapper pour se défendre. Les coups en bas de la ceinture sont interdits et le contact au visage doit être contrôlé. Le combat de compétition se pratique, pour le karaté non contact, avec un protecteur buccal, des gants rembourrés, des protège-tibias, une coquille pour les hommes et des protège seins pour les femmes. Toutes les techniques sont permises à la condition d'être contrôlées : atemis, blocages, coup de pieds, coups de poing, balayages, feintes, etc. | |
| LES KATAS SHOTOKAN (posté le 28/09/2011 à 23:52) |
L'héritage des Maîtres. Les katas sont au cœur même de l'histoire du karaté. Ils sont l'héritage que nous lèguent les grands maîtres. Les noms des katas font souvent écho à leur origine chinoise, soit par leur poésie naturaliste, le nom du maître qui les a transmis ou, lorsque modifiés dernièrement, à des références plus japonaises. La plupart des noms japonais sont originaires d’Okinawa, et leur signification nous échappe parfois. Nous pouvons seulement lire les caractères kanji avec lesquels ils sont composés, et deviner ce à quoi pensait celui qui les a créé. Dans certains cas l’origine du nom est évidente. Pour d’autres on ne peut que supposer. En fait, dans la plupart des cas les caractères kanji avec lesquels sont écrits les noms des katas,ne sont pas connus avec certitude, et différents instructeurs asiatiques pourraient écrire les noms des katas avec des caractères différents.
Pour différentes raisons, les créateurs de katas n’ont pas écrit beaucoup de choses sur leur passion pour les arts martiaux et sur les concepts qu’ils voulaient faire passer en les créant. Un certain nombre de katas se sont perdus au cours de l'histoire. Lorsqu'un maître ne trouvait pas de successeur convenable; il préférait parfois voir son kata disparaître avec lui-même. Il restait alors seulement le nom du kata dont le contenu demeurait inconnu. Parfois aussi la transmission ne se terminait pas complètement, lorsque le maître mourrait, ou le disciple abandonnait tout simplement sa pratique. Pratiquement aucun écrit n'a pu être retrouvé, car la transmission de la connaissance du savoir de Maître à élèves se faisait de manière orale, de plus à l'époque peu d'entre savaient lire ou écrire. Habituellement, un Maître avait un élève interne (Uchi-Deshi) et un élève externe (Soto-Deschi). Le successeur officiel était le Soto-Deschi, et pourtant celui-ci n'est pas le détenteur de toutes les clés du savoir contenu dans les katas du Maître. Ces secrets étaient détenus par le Uchi-Deshi, d'où une perte de certain enseignements.
Un kata de karaté se présente comme une suite de 20 à 60 techniques toujours exécutés de la même façon, il sont destinés à transmettre les principes originels des différents Budos. Selon le degré de difficulté du kata, le karatéka effectue des techniques qui simulent un combat établi selon un cheminement précis contre plusieurs adversaires. Bien sûr, ils sont imaginaires, mais chaque technique doit être exécutée avec l'état d'esprit d'un combat réel. Ainsi, certaines techniques du karaté ont été développées dans un contexte bien particulier; par exemple les tobi-geri(coup de pied sauté) étaient utilisés pour désarçonner un Samouraï à cheval. Les katas formaient jusqu'à la dernière guerre, avec les assauts conventionnels, la seule forme d'enseignement du karaté; ils contiennent toutes les techniques transmises par les maîtres, et en y consacrant du temps le karatéka peut y découvrir une importante source de progression. L’idée même que vous êtes en train de réaliser une technique qui a été transmise de maître à élève depuis 50 ans et dans certains cas depuis 400 ans, est fascinante et peut apporter de l’humilité. Ces exercices apportent bien plus que de la sueur et de la fatigue au karatéka, ils apportent une impression de perpétuité.
Pour vos passages de grades, demandez toujours à votre professeur quels sont les katas requis. Chaque fédération et chaque club peuvent avoir des programmes différents. Les katas pour le programme de Dan de la Fédération Française de karaté
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| Le sans de okinawa (posté le 28/09/2011 à 23:51) |
L 'Okinawa-te. Okinawa, la plus importante île des Ryukyu qui s' étend sur plus de 1000 Km, est une terre étroite de 100Km de long par 4 à 30 Km de large. Située entre la pointe du Japon et la côte chinoise, elle est à la croisée de plusieurs influences de Chine, du Japon , de Malaisie et des Philippines. Ses habitants se sont souvent retrouvés face à l'invasion de forces étrangères. Ils durent donc développer des méthodes de combat efficaces. Le karaté que nous connaissons aujourd'hui est le résultat d'une combinaison qui se fit au 18ième siècle entre l'Okinawa-te et leKenpō de Shaolin, art de combat à mains nues ayant puisé ses origines dans des techniques de boxe chinoise qui furent diffusées par les moines guerriers du monastère de Shaolin. Depuis le dixième siècle, la Chine et l'archipel des Ryukyu situé entre l'île de Taiwan, le Japon et la Chine,entretiennent des rapports diplomatiques et commerciaux, surtout pour la production de souffre, car les chinois s'en servent pour la poudre. Ces rapports permettent à de nombreux experts de boxe chinoise de se rendre à Okinawa, et aux Okinawaiens de se rendre en Chine. C'est à cette occasion d'ailleurs que le Shaolin-quan-fa (Boxe de Shaolin) fut introduit.
Interdiction des armes. À deux reprises dans l'histoire des Ryukyu, les armes furent interdites par décision du gouvernement. Sous l'occupation chinoise en 1429, le roi Shō Hashi, originaire de Chūzan en Chine, parvint à unifier les trois royaumes rivaux d'Okinawa et interdit par décret la possession et le port d'armes pour éviter les révoltes de la part des habitants, et ainsi réduire son armée. Secrètement, les paysans s'efforcèrent de développer des techniques de défense à mains nues. C'est à partir de cet instant que le Tō-de d'Okinawa apparut. Littéralement To signifieDynastie Tang ou venant du continent Chinois, et de est une contraction de "te" qui signifie technique. Tō-de signifie donc, "technique des tang" ou "technique du continent". À l'entraînement à mains nues, les habitants d'Okinawa ajoutèrent l'usage martial des instruments de travail agricole, c'est durant cette période de répression qu'est né le Kobudō, l'art du maniement des armes paysannes; fléau, bâton (Bō), fourche, saï, etc... Alors que les samouraïs avaient le droit de porter les armes, les habitants de l'île ne furent pas autorisés à le faire.
Deux siècles plus tard, en 1609, sous le règne des Shimazu, il y eut un deuxième édit interdisant la possession d'arme. Le Tō-de,se développa rapidement au sein de la population lorsque les terribles samouraïs du clan Satsuma envahirent l'archipel des Ryukyus. Les Shimazu, gouverneurs militaires du fief de Satsuma au sud de Kyushu considéraient les mers du sud comme faisant partie intégrante de leur royaume. Le Tō-de fut utilisé pour combattre l'envahisseur avec des techniques imparables et très efficaces, le premier assaut sur le port de Naha, la porte d'Okinawa fut repoussé mais les insulaires durent capituler après trois jours de combat. Cette invasion japonaise de 1609 favorisa l'orientation vers une pratique dure dans un but guerrier et la transmission en devint secrète. Les pratiquants de Kenpō chinois,et de Tō-de d'Okinawa, se regroupèrent secrètement. Leur alliance donna naissance à l'art martial d'Okinawa, l'Okinawa-te. Parmi les premiers Maîtres du Tō-de, il y a un Maître Chinois Kwang-Shang-Fu qui amena et enseigna la pratique des katas dès 1761 et Kanga Teruya, né à Shuri en 1733, qui fut considéré plus tard comme le père fondateur de l'ancienne technique d'Okinawa de combat à main nue. Il entra dans l'histoire sous le nom de Sakugawa Tode. Grâce à plusieurs voyages qu'il effectua en Chine pour travailler ses connaissances de l'art, il put étudier plusieurs techniques de combat et former des disciples à son retour sur l'île d'Okinawa. Avant leur venue, aucun kata n'était enseigné, les techniques étaient toutes séparées les unes des autres et non regroupées sous forme de reproduction de combat imaginaire. Kwang-Shang-Fa nous a légué le kata Kushanku.
La période Meiji. En 1868 commence une nouvelle période de l'histoire d'Okinawa avec la montée sur le trône impérial du jeune Mutsu-Hito. C'est une véritable rupture avec un passé ancien. Pour le Tō-de, c'est la fin de la clandestinité et de son utilité guerrière. En l'espace de 20 ans la motivation dans la pratique de l'art foudroyant des Ryukyu changea. Celui-ci se transforma lentement de technique guerrière en technique éducative, passant notamment par le maître Anko Itosu qui introduisit l'Okinawa-Te dans le système scolaire en 1902.
À partir du XVIIIième siècle, l'Okinawa-Te se structure enfin. Plus nombreux sont les experts qui travaillent ensemble dans la même voie du combat. Les techniques de combat à mains nues prennent alors une nouvelle importance et leur transmission se fait de maîtres à disciples dans le secret. Les entraînements se déroulent le plus souvent la nuit et les techniques sont améliorées afin de les rendre aussi efficace que possible. Le secret entourant l'enseignement de ces techniques rend difficile l'établissement d'une généalogie du karaté de cette époque et les grands maîtres de l'époque resterons inconnus. Parmi eux, on retiendra le nom de Matsumura Sokon. C'est lui qui fut le premier Maître officiel à jeter les bases d'une véritable école dekarate sur l'île d'Okinawa, le Shuri-Te. Il était alors un officier au service du roi des Ryukyu. Il eut parmi ses nombreux élèves deux disciples qui se démarquèrent; Azato, et Itosu qui commencera à étudier le Shuri-te à l'âge de 30 ans.
Itosu fut le lien indispensable entre le karate traditionnel et le développement d'un art confronté à un monde moderne. Grand pédagogue et grand spécialiste des katas, il fit accepter l'Okinawa-te dans le programme d'éducation physique des écoles secondaires. C'est pourquoi il codifia des katas traditionnels et mieux adaptés aux enfants, dans un souci pédagogique.
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Le Shuri-te et le Naha-te. À la fin du 19ième siècle, ère des grandes réformes au Japon, l'île d'Okinawa devint province japonaise. Peu après, l'enseignement de l'Okinawa-te fut autorisé dans les écoles. De nombreuses écoles d'Okinawa-te commencèrent à se distinguer sur l'île d'Okinawa et ce grâce à la formation de nouveaux élèves et aux fusionnements de différents styles. On sait toutefois que l'art du combat à mains nues se développa surtout en trois endroits : la ville portuaire de Naha, la capitale Shuri et le village de Tomari. Chacun de ces endroits donnera naissance à un style portant son nom; le Shuri-Te, le Naha-Te et leTomari-Te.
Le Shuri-te (Matsumura, Itosu et Asato) utilise davantage les esquives. Le Naha-te (Miyagi et Higaonna) consiste à déplacer les pieds en arc de cercle, techniques issues du Tang Lang ( boxe de la mante religieuse), avec des coups de pied bas uniquement. Higaonna grand maître du Naha-te, lui-même ayant étudié à la source dans le sud de la Chine plus de 15 ans, restera dans son enseignement très proche des katas originaux chinois.
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Démonstration devant le Château de Shuri
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Parmi ses élèves, Miyagi codifiera réellement le style de Higaonna, fera des ajouts et sera le fondateur du Goju-ryu vers 1929. La signification ésotérique et le travail interne sont restés très présents dans les katas de ce style. Le Tomari-te (Kosaku, Kiyan et Motobu) ne diffère guère duShuri-te, et ne tranche pas sur les deux précédents, mais cependant quelques katas sont originaires de cette ville et entre autres le fameux et très populaire en compétition Unsu. De plus il se caractérise par un travail de clefs et de projections.
Ces différentes tendances donneront plus tard naissance aux styles de karaté que nous connaissons aujourd'hui; de nos jours, on dénombre vingt-quatre écoles, quatre sont parmi les plus importantes. Toutes tentent de se distinguer non seulement par des techniques, des positions et des katas caractéristiques mais aussi par une approche philosophique différente:
Shotokan: Créé et élaboré par Maître Funakoshi Ginchin. Les mouvements sont linéaires, les postures assez basses. À la vitesse d'exécution, aux attaques longues et puissantes et à l'agilité des mouvements, Funakoshi Yoshitaka, successeur et fils de Funakoshi ajoutera des positions de plus en plus basses. Funakoshi Gichin fut le premier à introduire le Karate-dō dans les universités japonaises en 1924. Il y a un certain nombre de styles de karaté, comme le Wadō-ryū, qui sont issus du Shotokan. Ce qui pourrait démarquer le style Shotokan des autres, ce sont les positions basses, la rigidité des techniques et le traditionalisme de l'entraînement.
Shito-ryū: Ce style est issu à la fois du Shuri-te et du Naha-te. Fondé par Maître Mabuni, il est marqué par la subtilité et la vitesse. Les techniques s'appuient sur la mobilité du bassin, les déplacements du corps et la déviation des attaques. Mabuni nomma son école d'après les idéogrammes des deux maîtres dont il reçut l'enseignement : Itosu pour le Shuri-te et Higaonna pour le Naha-te. De ces deux styles, il prit la rapidité du Shuri-te et la puissance du Naha-te. Les trois aspects qui définissent le karaté, le shu (esprit), le gi (technique), et le taï (corps), doivent être constamment travaillés.
Gōju-ryū: Fondé en 1920 par Maître Miyagi Chôjun, de retour d'un voyage en Chine, il tire son origine du Naha-te. Il se caractérise par des mouvements réalistes en contraction et en force, par des techniques courtes effectuées à partir de positions hautes. Les blocages, souvent réalisés mains ouvertes, sont circulaires et sans choc. Ce style insiste sur l'importance de l'énergie intérieure perceptible par une respiration adaptée. Go signifie « dur » et ju « doux », aussi le Gōju-ryū est-il la transcription d'une voie à la fois douce et dure. C'est un mélange d'Okinawa-te et de Kenpō. D'autres influences chinoises sont aussi évidentes. Une tension dynamique et une respiration adaptée constituent ses deux bases de référence.
Wadō-ryū: « L'école de la voie de la paix » a été fondée aux environs de 1920 par Otsuka Hironori, élève de Funakoshi Gichin. Il combina à des mouvements de Ju-jutsu (technique de la souplesse) ceux des blocages d'Okinawa. Créé à partir du style Shotokan et du Ju-jutsu, il s'inspire duShuri-te et met en avant l'esquive et la souplesse. Ce style se veut pénétrant, orienté vers le combat et s'appuie sur des positions de fente en avant. Le travail des hanches tirées et non poussées est typique. Elle exclut les coups de pied et met l'accent sur la souplesse. Otsuka trouvait que le karate de Funakoshi était trop austère. D'autre part, l'entraînement dans l'école Shotokan, ne comprenait à l'époque que l'étude des katas, ce qu'il jugeait insuffisant. Il mettra donc au point en s'inspirant d'exercices du Ju-jutsu des systèmes de défenses et d'attaques qui se font à deux partenaires. | |
| Les grades et ceintures (posté le 28/09/2011 à 23:50) |
Les ceintures varient selon les styles de karaté.
À l'origine, au Japon, les pratiquants portaient un kimono blanc, similaire à leur habit de travail, ainsi qu'une ceinture blanche pour fermer la veste. La ceinture blanche devenant marron puis noire au fur et à mesure de l'entraînement, la ceinture noire fut considérée comme l'ultime étape à atteindre.
Le style Shotokan de Maitre Ohshima a gardé ce principe originel de trois couleurs, blanche du 9e Kyu au 3e, marron du 3e à shodan (première dan), puis noire de shodan à godan (5e dan).
Même si, à l'origine, le karaté ainsi que les autres arts martiaux n'utilisaient la ceinture que pour tenir le pantalon, il devint vite courant de différencier le pratiquant initié (et non « accompli ») du débutant en ceignant une ceinture noire (initié) ou blanche (débutant). Par la suite, la ceinture marron apparut. Elle désignait l'élève sur le point d'obtenir la ceinture noire. De nos jours, une classification large et variée existe et varie en fonction des styles et des écoles.
Néanmoins, les différents pratiquants s'entendent en général sur les éléments suivants :
il peut y avoir entre six et dix niveaux à gravir jusqu'à la première ceinture noire, ils sont appelés kyū (級, « rang ») et vont de dix à un (voir la liste des couleurs ci-après à titre indicatif). Ces niveaux sont à la discrétion du sensei et/ou de la fédération qui enseigne dans le dojo et peuvent être encore subdivisés en sous-grades généralement représentés par des barrettes noires ou de couleur apposées sur la ceinture. Ces barrettes sont parfois aussi utilisées sur la ceinture blanche (dans certains styles traditionnels) pour indiquer les kyū à défaut de changer de couleur ; ensuite vient la (première ceinture noire) qui est en fait le 1er dan (段, « niveau ») : le karatéka a acquis les bases du style ; puis, les dan (niveaux) se succèdent en ordre croissant jusqu'au 10e dan qui est le grade le plus élevé et bien souvent réservé au soke (ou directeur du style, le fondateur ou son héritier). Les passages de grade se font dans le club jusqu'au 1er kyū mais, en France, les dan se passent devant la fédération dont on dépend et devant jury (suivant un programme en général délimité collégialement).
Toutes les écoles ne décernent pas le même nombre de dan maximum. Par exemple, l'école Shotokan estime que le 5e dan est le dernier qui puisse être atteint (selon Tutsomu Ohshima Sensei, qui a reçu son 5e dan des mains de Gichin Funakoshi Sensei avant la mort de ce dernier).
La succession de couleurs en Belgique et en France est généralement : blanc, jaune, orange, vert, bleu et enfin marron. Le marron correspondant au 1er kyū et le blanc au 10e ou parfois directement au 6e kyū. Les ceintures bicolores (blanc et jaune, jaune et orange, etc.) sont parfois utilisées comme ceintures intermédiaires. Aux États-Unis et dans bien d'autres pays, les couleurs sont très différentes et leur succession diffère. En Allemagne, la succession et les couleurs sont les mêmes, des ceintures bicolores ne sont pas utilisées.

Les karaté shotokan portent une ceinture dont la couleur change avec le grade. La ceinture noire s’obtient après neuf kyus. Après avoir obtenu sa ceinture noire, le karaté shotokan pourra ensuite poursuivre son évolution en passant des Dans. Mais les étapes entre les Dans sont beaucoup plus longues que celles qui séparent les ceintures de couleurs. Rares sont ceux et celles qui ont dix dans; ce sont habituellement les précurseurs d’un style ou les disciples des Maîtres.
Les kyus se comptent à rebours. Ainsi le 9ième kyu est la ceinture blanche, le 8ième la ceinture jaune et ainsi de suite. Le 1er kyu est le stade précédant la ceinture noire, 1er Dan ou Shodan. Les couleurs des ceintures peuvent varier d’un dojo à l’autre, mais l’ordre habituel de blanche à noire est : blanche, jaune, orange, verte, bleue 1 et 2, marron 1,2 et 3, puis la première ceinture noire.
Celui qui s’est appliqué et a persévéré dans l’étude du karaté shotokan pour mériter la ceinture noire se distingue des autres étudiants. Il est désormais qualifié pour étudier la subtilité des techniques et méditer le sens profond du karaté. La ceinture noire ne lui confère pas seulement une dignité, mais d’importantes responsabilités.
Le prestige traditionnel, séculaire et universel, attaché à la ceinture noire, se reporte aussi sur son possesseur. C’est pourquoi la ceinture noire doit se montrer digne de ce prestige. | |
| Philosophie du karate (posté le 28/09/2011 à 23:50) |
Le Karaté peut-être défini comme une sorte d'auto-défense pratiquée à mains nues. Il consiste dans l'utilisation de techniques à la fois défensives et offensives qui font appel à toutes les parties du corps, lesquelles sont exploitées de façon optimales. LA PRATIQUE DU KARATE est divisée en 3 catégories principales
1. KIHON: Répétition de mouvements de bases et postur
2. KATA : Enchaînements de formes prédéfinies qui simulent des situations de combat
3. KUMITE : Combats
Dans chaque catégorie, on donne au débutant des instructions de base jusqu'à ' ce que les techniques deviennent naturelles et spontanées. Au fur et à mesure de ses progrès techniques, l'élève progresse également physiquement et sa pratique renforce son endurance A ce stade il s'intéresse de plus en plus aux KATAS et leur complexité ainsi qu'à des formes plus dynamiques de Kumités. Lorsque l'élève, par une pratique assidue atteint le niveau de la ceinture noire, sa technique, sa résistance, la vitesse et coordination des mouvements deviennent naturelles. C'est à ce niveau #un élève sérieux réalise qu'il commence juste son étude du Karaté. L'objectif réel du Karaté étant d'atteindre la perfection des ci à travers cet art.
LE KARATE est un des plus dynamique de tous les arts martiaux. Un Karatéka bien entraîné est capable de coordonner parfaitement son corps et son esprit. ce qui lui permet de contrôler sa puissance physique à son gré. Cependant la force physique ne fait pas obligatoirement un bon Karatéka. Au contraire. c'est plutôt sa capacité à maîtriser et coordonner son corps et son esprit qui assure un bon niveau. C'est en développant cette capacité que même une personne de petite taille peut stopper et maîtriser un agresseur.
LES VALEURS DU KARATE sont nombreuses dans la vie d'un homme moderne. Au quotidien, nous avons tendance à oublier l'utilité de l'exercice physique et mental. La pratique du Karaté fortifie le corps, développe la coordination. accélère les réflexes et augmente la vigueur. De plus une pratique assidue du Karaté permet de développer soit sang froid d'éclaircir ses pensées, d'acquérir plus de confiance en soi et de renforcer sa mentalité. Le Karaté n'est pas une fin en soi mais un moyen pour aboutir à cela. Le Karaté est une activité dans laquelle Page n'ut pas un obstacle. Cela augmente la capacité et aiguise la coordination de l'esprit et du corps.
NOTRE HERITAGE
CHINE Bien que les origines du Karaté soient très vagues, nous savons qu'il y a à peu près 1400 ans, DARUMA?DAISHI, venant de l'Inde, introduisit le Zen en Chine. Son enseignement était si sévère que la plupart de ses disciples ne pouvaient en supporter la rigueur. Afin de leur donner la résistance physique et mentale il mit au point un système d'entraînement plus progressif. Cet entraînement physique fût enseigné dans le monastère de Shaolin Ji vers l'an 500. Sous l'influence de la technique des moines de Shaolin-Ji, les méthodes de combats naturels de Chine se transforment pour finalement donner naissance à une discipline très élaborée plus connue sous le nom de boxe Shaolin.
OKINAWA Au 16ème siècle, la boxe Shaolin s'étendit de la Chine à Okinawa île principale de l'archipel de Ryukyu. C'est la position géographique très particulière d'Okinawa, ainsi que deux périodes de l'histoire de l'île aux cours desquelles le port d'armes y fut interdit, qui sont les véritables causes de la naissance du Karaté-Do dans ce lieu. Depuis longtemps existait une technique de combat naturel propre à l'archipel de Ryukyu, appelée Okinawa -Te ("main d'Okinawa"). Il semblerait que combinée avec les techniques d'origines d'Okinawa, la boxe Shaolin avec plusieurs styles Okinawaiens soient à l'origine du Karaté-Do.
JAPON
En 1922, Maître Gichin Funakoshi qui pratiquait deux des styles les plus importants d'Okinawa et qui était alors président de "l'association de l'esprit des arts martiaux" fût choisi pour une démonstration de Karaté à la première exhibition d'athlétisme à Tokyo. Cela a conduit à l'introduction de l'ancien ail martial dans tout le reste du Japon. Sur les conseils de ses amis et des officiels il alla enseigner à Tokyo. Son nom de plume - " Shoto " - donna le nom de notre méthode et style de Karaté, le Shotokan, " Kan " signifiant maison. Shotokan = " la maison de Shoto "
USA En 1955, Maître Tsutomu OHSHIMA, un des derniers élève direct de Maître Funakoshi est arrivé aux Etats-Unis et fût la première personne à enseigner le Karaté dans ce pays. Il y créa l'association "Shotokan Karaté of America" association nationale à but non lucratif, et actuellement la plus importante association de Karaté des Etats-Unis. Le dojo Shotokan fût détruit lors de la seconde guerre mondiale. Depuis, il n'existait plus de dojo central. Maître Ohshima et les seniors des différentes associations internationales décidèrent de faire renaître cette entité. En août 2000 est inauguré le nouveau dojo central sous le nom de " SHOTOKAN OHSHIMA DOJO " à Santa-Barbara
FRANCE En 1962, Maître OHSHIMA fit un long séjour en France, au cours duquel il enseigna à plusieurs centaines d'élèves. Il donna ainsi au Karaté Français les fondements techniques nécessaires à son essor. A la fin de son séjour, il nomma la première commission technique de la toute nouvelle fédération de Karaté (section de la FFJDA). commission technique qu'il désigne, décidèrent de poursuivre l'entraînement traditionnel dans la lignée de son enseignement. Septembre 1964 marque la naissance de FRANCE SHOTOKAN Depuis l'association n'a cessé de se développer ; elle compte actuellement environ 1600 membres répartis dans plus de 60 dojos en France. FRANCE SHOTOKAN est une association à but non lucratif, dont l'objet est de promouvoir et développer la pratique du Karaté selon l'enseignement de Maître Funakoshi. Les caractéristiques essentielles de cette association peuvent se résumer en 3 points:
- La pratique du Karaté comme discipline personnelle dans le strict respect de l'esprit et de la compréhension du Karaté de Maître Funakoshi et de Maître Ohshima. - Le bénévolat absolu des cadres et instructeurs de haut niveau, de l'association. - Un recrutement dans tous les milieux` sociaux, sans discrimination d'aucune sorte.
L'association est en relation directe avec d'autres associations SHOTOKAN dans le monde, Shotokan Karaté of América, Canada Shotokan, Israel Shotokan, Suisse Shotokan, Belgique, Shotokan, Allemagne Shotokan, Hollande Shotokan, Espagne, Shotokan, Maroc Shotokan, Curaçao Shotokan, Indonésie, Shotokan,Gabon Shotokan, représentant 40000 membres. Ceux qui sont sérieusement intéressées par l'étude de cet art martial qui est le Karaté-Do sont les bienvenus parmi nous . | |
| Histoire du karate (posté le 28/09/2011 à 23:49) |
Le secret et les légendes qui entourent le développement des arts martiaux rendent difficile la reconstitution de l'histoire du Karate. Le point commun de presque tous les arts martiaux, est qu'ils puisent leur origine dans le temple de Shaolin. Légende ou réalité, vers le début du VIème siècle, un moine bouddhiste venu de l'Inde, du nom de Bodhidharma, arriva au monastère de Shaolin. Il initie ses disciples à des techniques respiratoires, et leur apprend des exercices destinés à s'endurcir ainsi qu'à se défendre lors de leurs fréquents voyages.
L'enseignement de Bodhidharma, qui affirme que la vérité ultime ne saurait être atteinte sans le développement harmonieux du corps et de l'esprit, influença l'évolution ultérieure des arts martiaux.
La légende raconte que plus tard, le temple Shaolin aurait été détruit dans un incendie, et que les moines survivants se seraient dispersés à travers la Chine, propageant leur art de combat sous le nom de Shaolin Su Kempo.
Durant la dynastie Ming, l'île passera sous la domination chinoise. Hasshi, nouveau roi de la dynastie locale Sho, interdit toutes les armes sur l'île. Les insulaires n'ont d'autre défense que leurs techniques de combat locale, trois dans toute l'île : le Shuri-Te, le Naha-Te et le Tomari-Te, du nom des trois villes principales.
Les contacts de plus en plus abondants avec les commerçants et émissaires chinois introduit parallèlement l'art du poing (kempo) chinois chez les habitants, et de nouvelles techniques se greffent aux styles de combat des trois régions de l'île.
En 1609, Shimazu, seigneur féodal du clan de Satsuma, conquiert les Ryu-Kyu, dont Okinawa. Lui aussi y interdit les armes.
Naha, la Capitale, est investie de samouraïs et de militaires. Les habitants réagissent en s'entraînant avec une vigueur sans pareille à leur nouvelle forme de combat, résultant de la fusion des styles locaux et du kempo chinois. C'est l'Okinawa-Te, ou le To-De.
C'est au cours de ce siècle que se produisit la véritable synthèse du " Te " local et des arts martiaux chinois originaires du temple de e de e de Shaolin qui devait aboutir progressivement au " To-de ", ancêtre du Karaté actuel.On s'entraîne en secret, la nuit, entre disciples de confiance.
L'enseignement de maître à disciple se fait oralement, et par l'intermédiaire des katas. Les pieds, les mains deviennent des armes redoutables; le karatéka doit parfois rivaliser contre le sabre.
Chaque mouvement est systématisé afin d'atteindre son efficacité totale; aucun artifice n'est conservé, tout souci esthétique est retranché.
Les méthodes de luxation, de renversement et de strangulation sont reléguées au rang secondaire. Seul le coup fatal est conservé, celui qui permet de vaincre à coup sûr l'adversaire.
L'étape la plus importante pour le développement de cet art fut franchie au début du XXème siècle par le maître Asato Itosu qui réussit à introduire le Karaté comme complément à l'éducation physique dans les écoles de l'île.
C'est Gichin Funakoshi, originaire de Shuri, qui importa le karaté d'Okinawa au Japon. Son enseignement est assez proche de celui que l'on dispensait à okinawa. Les transformations les plus flagrantes que l'on retrouve dans le Shotokan actuel sont dues à son fils Yoshitaka qui introduisit des exercices de combat et adaptera la pratique du karaté à la tradition japonaise.
Le Karaté est aujourd'hui probablement l'art martial le plus populaire au monde.
Contrairement au Judo et à l'Aïkido, le Karaté ne fut jamais l'oeuvre d'un seul homme, mais celle de plusieurs générations de maîtres et de disciples, à travers une multitude d'écoles et de styles originaux qui conservent aujourd'hui encore, toutes leurs caractéristiques spécifiques.
Pratiqué dans les universités, l'art martial d'Okinawa a beaucoup évolué, avec, notamment l'apparition de la compétition. Mais dans l'archipel des Ryu-Kyu on pratique encore la forme ancienne de cet art, celle des maîtres Itosu, Funakoshi, Mabuni, Miyagi, les pères du Karaté moderne . | |
| Le rôle du kata shotokan (posté le 28/09/2011 à 23:48) |
Le kata du karate se pratique seul ou en groupe. Son étude, dans les arts martiaux comme dans l'art dramatique traditionnel, a pour but le travail de la technique, du kime (puissance)… Les mouvements exécutés dans les katas seuls peuvent ensuite être mis en applications avec un partenaire. Ces exercices sont appelés bunkaï. Les katas se retrouvent dans différents arts martiaux japonais comme le judo, le karaté, le kendo ou encore l'aïkido (qui ne s'enseigne quasiment que sous la forme de katas, que ce soit à mains nues ou aux armes), et au théâtre dans le nô, le kabuki ou encore le bunraku. i l'on compare un budo à un langage, alors les kihon sont le vocabulaire de base, les kata sont des phrases toutes faites et les « applications » (bunkai et entraînements à deux types kumite) sont des mises en pratique dans le langage courant. Dans les arts martiaux, le kata représente un combat réel contre un adversaire, qui éventuellement peut être imaginaire. Étant codifié de manière rigoureuse, il s'effectue sans surprise et permet notamment de travailler en toute sécurité des techniques qui seraient dangereuses en entraînement de combat, ou alors de travailler dans des conditions plus proches de la réalité du combat — conditions potentiellement mortelles, comme par exemple les kata de sabre exécutés avec un bokken (sabre en bois). Cette arme, à première vue aussi peu dangereuse qu'un bâton de bois, peut se révéler létale entre des mains expertes.
---> les katas de karaté shotokan :
Heian (shodan, nidan, sandan, yodan et godan) : La paix ou tranquillité : ces 5 katas dits éducatifs comprennent la plupart des techniques de base.
Bassai-Daï et Bassai-Sho : Pénétrer dans la forteresse. Ces 2 katas, dai pour la version longue et sho pour la version courte, quoique portant le même nom, sont très distincts et exigent une grande puissance.
Tekki (shodan, nidan et sandan) : Monter à cheval. Les 3 tekki, où la position prédominante est kiba-dachi, position dite du « cavalier », ont la particularité de s'exécuter dans un seul et unique axe (enbusen).
Kanku-Daï et Kanku-Sho : Le regard vers le ciel : kanku-dai est le plus long des katas en shotokan puisqu'il comporte 65 mouvements.
Empi : L'envol de l'hirondelle. Il est appelé ainsi car il est composé d'un saut assez atypique faisant penser au vol d'une hirondelle (c'est-à-dire rapide et changeant).
Jion : Du nom d'un temple bouddhiste situé en Chine : la garde de départ rappelle les écoles de boxe chinoises.
Jitte : 10 mains. Encore appelé Jutte (où « ju » signifie clairement 10 et « te » la main, en japonais), sous-entend un combat contre 10 adversaires.
Ji'in : Temple sacré : Ce kata n'est pas enseigné dans la W.S.K.F. Les versions S.K.I. et J.K.A. diffèrent légèrement.
Hangetsu : La demi lune : ce kata est en partie respiratoire. Il existe deux formes différentes pour exécuter les passages spécifiquement respiratoires, l'une se reportant à l'aspect "santé" et l'autre à l'aspect "martial".
Gankaku : La grue sur un rocher : donne l'accent sur la puissance et l'équilibre sur une jambe.
Chinte : Etrange main : vestige de forme ancienne à majorité de techniques circulaires et deux piques de la main (en réalité à deux doigts : nihon nukite).
Sohin : La force tranquille : particulièrement intéressant à cause de la position fudo dachi à tel point que le kata a donné son nom à cette même position (sochin dachi).
Gojushio-Sho et Gojushio-Daï : 54 pas : ici, « Sho » et « Daï » ne font pas référence à la longueur du kata, mais à l'amplitude des mouvements.
Nijushiho : 24 pas : le rythme est particulier, grâce à une succession de temps rapides et lents.
Unsu : La main dans le nuage : c'est le seul kata comprenant un mawashi-Geri. Ce kata tire ses origines d'okinawa qui fait parti du courant aragaki , à l'origine ce kata ne faisait pas parti de l'enseignement de maitre Funakoshi. Ce kata est caracterisé par des techniques de coups de pieds depuis le sol.
Meikyo : Polir le miroir : possède un saut très particulier (sankaku tobi geri).
Wankan : La couronne du roi : c'est le plus court des katas shotokan.
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| LE COMBAT (posté le 28/09/2011 à 23:46) |
LE COMBAT
La différence entre la victoire et la défaite ne tient souvent qu'à très peu de choses. Proverbe japonais
C'est le moment où 2 techniques, 2 volontés, et 2 corps s'affrontent dans un match où rien n'est fixé d'avance. Le combat libre ou de compétition, donne l' occasion au participant d' utiliser ses capacités en vue d'affronter le défi posé par les capacités de son opposant. Le mot "compétition" vient du latin cum petire; essayer ensemble. Chaque personne essaie d'actualiser son potentiel, et cette tâche est facilité parce que chaque adversaire force l'autre à faire de son mieux. Ainsi la compétition de par son entraînement spécifique, fait progresser le karatéka, car elle est un test d'efficacité qui permet aux compétiteurs de prendre conscience de leurs faiblesses, et ainsi de se remettre en cause. La compétition améliore la qualité de l'expérience lorsque l'attention porte sur l'activité elle-même; lorsque le participant vise des buts extrinsèques - l'emporter sur l'autre, impressionner les spectateurs, gagner une médaille - au lieu de se centrer sur ce qui se passe, la compétition devient une distraction, un spectacle qui nuit à l'expérience optimale.
C'est aussi le test ultime du zanchin, qui doit rester à la fois calme comme l'eau de la surface d'un étang, mais prête à s'infiltrer dans la moindre ouverture de l'adversaire. Dans l'esprit des arts martiaux, la réussite d'une technique est autant un acte mental que physique. L'état d'esprit qui doit gouverner toute action est appelée "zanshin" et "kime".
Zanchin: Se présenter sur un tatami pour combattre, c'est avant tout se battre contre soi même: se battre contre sa peur, ses doutes, son stress. Ce combat contre lui-même oblige le compétiteur à se remettre en question et ainsi favorise son développement en tant que karateka mais aussi en tant que personne. C'est pourquoi la compétition développe la persévérance et l' esprit zanshin, indispensable à tout bon karatéka. Zanshin signifie vide de l'esprit et disponibilité mentale, une vigilance aiguë manifestée par le karatéka. Ces deux notions sont en fait complémentaires. La première fait référence au vide, c'est-à-dire que l'esprit doit être calme et serein, libre de tout stress et de toute pression extérieure. Un karatéka qui engage un combat dans un état d'excitation a de grandes chances de la perdre car ses actions sont désordonnées et ses faiblesses sont plus facilement perceptibles. La liberté de l'esprit est le préalable à la disponibilité, c'est-à-dire être prêt à répondre à tout moment à toute action extérieure. Avoir un esprit clair et limpide ne suffit pas; il doit rester vif, prompt à canaliser toute l'énergie mentale et physique dans l'action qui s'impose.
Le combat n'est jamais terminé avant le Yame final de l'arbitre; il peut à tout moment prendre une direction imprévisible. L'exécution d'un coup, d'une action ne permet pas à l'esprit d'abandonner sa attention. L'adversaire peut bloquer, riposter à tout moment, revenir alors qu'on le croyait hors de combat. On peut associer au zanshin "l'esprit du combat". Un peu comme les samouraïs, qui ne rengainaient leur sabre que lorsque le danger était définitivement écarté.
Kime :Sans l'esprit de décision, il n'y a pas de karaté efficace. Le kime est l'ensemble des actions et attitudes qui interviennent dans la dernière phase du mouvement, peu avant l'impact et maintenus un peu au-delà; et qui font pénétrer l'énergie développée par le coup dans la cible. C'est la phase d'efficacité d'une technique, aussi pourrions-nous dire du kime qu'il est une énergie pénétrante. Le kime en karaté est souvent accompagné d'un kiai, qui est l'extériorisation de toute cette concentration interne explosant momentanément. Il s'agit d'un cri intense et bref, partant du ventre. C'est la manifestation sonore d'une attention physique et mentale rendue à son paroxysme, l'affirmation de la volonté inébranlable de vaincre. Il est expression d'efficacité, mais aussi une source supplémentaire, car il ne manque pas de troubler l'adversaire pendant une fraction de seconde, davantage si sa concentration est faible.
C'est un des buts philosophiques de cet art martial que de parvenir à maîtriser son esprit dans cet élément. L'esprit doit demeurer concentré, prêt à saisir toute occasion, la fraction de seconde de déconcentration dans le regard de l'adversaire, le changement de distance, l'erreur de «timing», etc. Le combat est l'aboutissement de tous les efforts investis dans la technique au dojo et le test de l'efficacité réelle du karaté.
La compétition: Lors des compétitions avec Karaté Québec, la NKA et la WKF, tous les coups sont contrôlés afin de ne pas blesser l'adversaire. Les coups sont réglementés et les arbitres jugent les techniques des compétiteurs. Les techniques ne visent pas les points vitaux pour éviter les blessures graves. Les coups en bas de la ceinture sont interdits et le contact au visage doit être très léger. Toutefois, les coups au corps peuvent être assez appuyés. Le combat de compétition se pratique, pour le karaté non contact, avec un protecteur buccal, des gants rembourrés, des protège-tibias, une coquille pour les hommes et des protège seins pour les femmes. Les compétiteurs de haut niveau sont des athlètes et doivent suivre un entraînement spécialisé, et comme les athlètes des autres sports, l'âge des compétiteurs dépasse rarement la trentaine.
Le combat se déroule sur un carré de huit mètres de côté. Il oppose deux adversaires pendant une durée de trois minutes pour les hommes et deux minutes pour les filles. Le combattant situé à gauche de l'arbitre est appelé AO, il porte une ceinture bleue et des gants bleus. Le combattant situé à droite de l'arbitre est appelé AKA et porte une ceinture rouge et des gants rouges.Ainsi trois juges situés autour de l'aire de combat face à l'arbitre central qui est sur le tatamis, possèdent chacun deux drapeaux, un bleu et un rouge, leur permettant de signaler les points marqués ou les fautes commises par l'un ou l'autre des adversaires. L'arbitre central a seul le pouvoir d'attribuer les points et les pénalités en prenant en considération l'avis des juges. Seuls les coups au-dessus de la ceinture sont autorisés, et seuls les coups touchant l'adversaire avec kime mais contrôlés sont comptabilisés.
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